LA DEPRESSION

LA DEPRESSION

On a souvent tendance à mettre le mot « dépression » sur de nombreux mots : le blues, le stress, la mélancolie, une intense tristesse. LA DEPRESSION semble un mal de notre époque.

La tristesse et les déceptions font partie de la vie.  Il est courant de se sentir mal après un grave évènement : un deuil par exemple. Un mal-être s’installe.

La réalité est que la dépression est une véritable maladie qui se caractérise par un mal-être, une souffrance qui s’installe avec le temps. Des idées noires, une mauvaise estime de soi peuvent conduire à se réfugier dans l’alcool ou penser à mettre fin à ses jours.

LA DEPRESSION

 

LA DEPRESSION reste une maladie difficile à cerner. Mais la dépression se soigne et on en guérit. Encore faut-il faire la distinction entre la dépression et une tristesse passagère. Des signes ne trompent pas :

  • Une vie ralentie : il faut plus de temps pour exécuter les tâches, pas de courage d’agir, sensation de manque d’énergie

  • Une perte d’intérêt et de plaisir

  • Des troubles de concentration : manque de concentration, baisse de l’attention, difficultés de mémorisation

  • Des troubles du sommeil : insomnies, sommeil court et peu réparateur

  • Une grande fatigue : fatigue intense, manque d’énergie

  • Une tristesse intense : profonde tristesse accompagnée de pleurs et d’un sentiment de désespoir

  • Une baisse de la libido : la vie sexuelle est affectée

  • Irritabilité

  • Hyper-activité

  • Une perturbation pondérale : soit perte d’appétit, cuisiner est une corvée. Au contraire aussi : augmentation de l’appétit avec une tendance aux fringales.

  • Des idées noires, pessimisme.

  • Une mauvaise estime de soi : dévalorisation, sentiment d’échec

Si plusieurs de ces critères durent au moins deux semaines, on est dans une dépression.

Les critères sont clairs et laissent à penser que nous serions tous des dépressifs. Etre triste, avoir une perte de motivation, nous l’avons tous vécu. Nous avons tous connu des moments d’abattement mais nous accomplissons notre activité avec de la casse. Nous ne sommes pas en dépression. La dépression se caractérise par un vide abyssal.

Comme toute maladie psychique, elle provoque une coupure entre nous-même et le reste du monde. La déprime passagère n’a rien à voir avec la dépression. Le dépressif est convaincu être un raté. Il vit une souffrance, un malaise qui peut le conduire au suicide.

 
LA DEPRESSION

LE DIAGNOSTIC DE LA DEPRESSION N’EST PAS FACILE

Le monde médical a du mal à poser un diagnostic sur une situation de dépression. La maladie est mal connue. Les médecins confondent déprime et pathologie dépressive pourtant bien définie et réelle. L’erreur peut conduire à prescrire des traitements qui ne serviront à rien.

On distingue deux sortes de dépression : endogène et exogène et trois niveaux : sévère, moyenne et légère.

La dépression se conjugue différemment selon que vous un homme ou une femme. Mais aussi selon votre culture. On constate des différences selon les cultures noires, les cultures européennes ou blanches.

Les enfants connaissent aussi des passages dépressifs très forts. Il y a un moment dans leur vie où tout va mal et le monde s’écroule.

LA DEPRESSION

ON GUERIT DE LA DEPRESSION

Bien déterminée et bien traitée, c’est une pathologie dont on guérit. Mais il est bon de savoir que sur les dépressions légères, la médication n’a aucun effet. Sur les dépressions modérées et sévères, le traitement seul est efficace que dans 60% des cas environ.

Mais avant de consulter un spécialiste, le malade essaie d’autres solutions et se réfugie dans l’alcool ou les drogues. Le travail de la thérapie permet de remettre un sens, d’accepter la situation et de saisir l’occasion de réorganiser sa vie.

La réaction est aussi nécessaire : activité physique et la rencontre de personnes aidantes. Car la dépression, ce n’est pas que dans la tête. Elle s’accompagne de symptômes physiques (douleurs, problèmes digestifs, maux de tête, etc…)

LA DEPRESSION

UNE MALADIE EN PROGRESSION

On compte plus de 300 millions de personnes souffrant de dépression. Ce chiffre était en augmentation de 18% de 2005 à 2015. Les mutations de notre société, la disparition des lieux et des repères fragilisent un bon nombre de personnes. Coupé des liens sociaux , certains arrivent à perdre pieds face aux difficultés de la vie. Et mettent à exécution , les idées les plus sombres.

LES IMAGES SONT DU SITE PIXABAY

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